Le Nouvel An au 1er janvier n’est pas si ancien que cela mais la nouvelle année se célèbre depuis des millénaires.

En 2000 av. J.-C. en Mésopotamie, le Nouvel An (Akiu) commençait à la nouvelle lune la plus rapprochée de l’équinoxe du printemps (à la mi-mars en Babylonie) ou à celle la plus proche de l’équinoxe de l’automne (mi-septembre en Assyrie). Chez les peuples anciens, le commencement de l’année était déterminé par différents événements tels que les équinoxes du printemps ou de l’automne ou encore les solstices d’hiver et d’été. En Égypte par exemple, à partir de 2773 av. J.-C., le Nouvel An commençait au moment de la réapparition dans les lueurs de  l’aube  de l’étoile Sirius, ce qui coïncidait avec le débordement du Nil et se produisait peu de temps après le solstice d’été. Les anciens Égyptiens, Phéniciens et Perses commençaient leur Nouvel An lors de l’équinoxe d’automne (le 21 septembre), alors que les Grecs jusqu’au V siècle av. J.-C. célébraient leur Nouvel An lors du solstice d’hiver (le 21 décembre).

Le gui et le houx présent au réveillon et au repas du nouvel an sont un héritage des traditions et croyances anciennes.  Pour les druides celtes le gui et le houx portaient bonheur, nous avons gardé l’habitude de nous embrasser sous le gui, le soir du réveillon de la saint Sylvestre, en gage de bonheur sentimental et de mariage dans l’année pour les célibataires.Mais le bonheur n’était pas le seul pouvoir positif du gui, pour les Celtes, il permettait aux femmes d’avoir beaucoup d’enfants, il protégeait du mauvais sort et garantissait des récoltes abondantes.

Plusieurs peuples anciens accomplissaient des rituels afin de se débarrasser du passé et de se purifier pour la nouvelle année. Par exemple, les gens éteignaient des feux qu’ils utilisaient pour en allumer de nouveaux. Les Celtes célébraient leur Nouvel An le 1er novembre, jour qui marquait la fin de l’été et de la récolte ainsi que le commencement de l’hiver froid et sombre qui approchait (il s’agissait d’un précurseur de l’Halloween). Ils faisaient brûler des feux «sacrés» afin d’éloigner les mauvais esprits et honorer leur dieu soleil.

Les Romains fêtaient le début le début de l’année en mars si bien que septembre était le 7è mois de l’année, octobre le 8è, novembre le 9è et décembre le 10è comme l’indique leur radical et malgré le changement avec le calendrier grégorien nous avons gardé le nom de ces mois identiques. Les Romains échangeaient des cadeaux du Nouvel An sous forme de branches d’arbres sacrés. Plus tard, ils donnèrent des noix recouvertes d’or ou des pièces de monnaie portant l’effigie de Janus qui avait deux visages. En -46 av JC, l’empereur Jules César le cale au 1er janvier pour vénérer le dieu Janus, dieu des portes et du commencement qui était représenté avec 2 visages, un qui regarde vers l’avant (le futur) et l’autre vers l’arrière(le passé). Septembre, octobre, novembre et décembre gardent la même étymologie même s’ils glissent de 2 places. On ouvre les portes des temples.

MEDAILLON

Janus, dieu romain de la paix

Puis le calendrier Julien (de Jules César) s’efface au profit des fêtes liturgiques catholiques. Sous les Mérovingiens la nouvelle année correspond à mars à la fin du Carême. Sous les Capétiens elle est placée à Noël. Toutes les régions n’ont pas la même date pour le Nouvel An. Beaucoup de pays chrétiens placent le Nouvel An le 25 mars, date de l’Annonciation à la Vierge de la conception de Jésus considéré comme la date où le ministère de Jésus a vraiment commencé.

C’est Charles IX qui impose le Nouvel An pour tous les 1er janvier en 1567.

En 1622, le Pape le généralise au 1er janvier à l’ensemble du monde chrétien pour simplifier la célébration des fêtes religieuses.

A la Révolution la Convention proclame la Nouvelle Année au 22 septembre ou 1er vendémiaire pour fêter l’anniversaire de la1ere République (22/09/1792) et change les noms des mois.

En 1806, Napoléon abandonne le calendrier révolutionnaire qui est différent des autres pays pour revenir au calendrier grégorien, notre calendrier actuel.

Le monde étant découpé en différents fuseaux horaires, tous les pays n’entrent pas en même temps dans la nouvelle année ! Les premiers sont les habitants de la Nouvelle Zélande, puis les Australiens et comme Sydney est située dans l’hémisphère Sud, les Australiens fêtent la nouvelle Année en plein été …les derniers les habitants des îles du Pacifique du côté des Iles sous le vent ! Ainsi à chaque heure, il est forcément minuit quelque part sur la terre !