La Lozère utilise moins de pesticides que les autres départements et c’est une bonne nouvelle quand on apprend tous les effets néfastes qu’ils ont sur la Nature et sur la santé humaine ! La commune n’a plus le droit d’en utiliser le long de ses rues.

Pour les collectivités, les pesticides sont désormais INTERDITS

Par un amendement au projet de loi sur la biodiversité, le Gouvernement a avancé du 1er janvier 2020 au 1er mai 2016 l’interdiction d’utilisation des produits phytopharmaceutiques par les collectivités publiques.

« Cette anticipation de l’interdiction est techniquement réalisable car elle ne porte que sur les espaces verts et les promenades ouvertes au public. »

Alors si les employés communaux vont désherber les rues à la binette , c’est déjà commencé dans la rue des Ecoles, désherbons notre devant de porte et soyons citoyens à moins qu’on se mette à chercher les noms de ces dites « mauvaises herbes » qui ne sont pas plus mauvaises que les autres si ce n’est qu’elles sont souvent invasives, communes et souvent peu jolies !

 Pour les particuliers

Le Sénat a voté le 10 juillet un amendement au projet de loi sur la transition énergétique  qui fixe au 1er janvier 2019 la date à laquelle la vente des pesticides sera interdite aux particuliers. Cette interdiction était déjà prévue par la Loi Labbé de février 2014 mais avec une application prévue en 2022. Les sénateurs ont voté un deuxième amendement du Gouvernement cette fois, qui prévoit que les pesticides ne pourront plus être vendus en libre-service aux particuliers à compter du 1er janvier 2017. reste à surveiller si ces propositions sont enterinées par l’Assemblée Nationale
« Les particuliers qui font usage de pesticides bénéficient rarement d’un niveau d’information suffisant concernant la dangerosité des produits qu’ils épandent, et ils ne bénéficient pas comme les professionnels d’une formation adaptée concernant les dosages et l’usage des équipements de sécurité nécessaires« . Les pesticides utilisés en zones non agricoles représentent 7% (dont 6% en jardins particuliers) des substances actives phytosanitaires utilisées en France. CE qui signifie que le reste est épandue dans les cultures que nous mangeons ! On peut regretter que cela ne soit pas plus strict pour tout le monde car la santé n’a pas de prix.

En agriculture

Réduire l’utilisation des pesticides et en limiter les impacts environnementaux doit être un objectif car les rendements ne font pas tout et laisser aux générations futures un environnement déplorable n’est pas très responsable.
Les progrès dans la protection des plantes ont largement contribué à l’augmentation des rendements et à la
régularité de la production. Faciles d’accès et d’emploi, relativement peu chers, les produits phytosanitaires de
synthèse se sont révélés très efficaces et fiables dans un nombre important de cas, sur de grandes surfaces.
L’agriculture française a, plus que d’autres, développé des systèmes de production fondés sur l’utilisation de ces
produits ; elle apparaît actuellement très dépendante des pesticides, et fait de la France le troisième consommateur
mondial de produits phytosanitaires. Mais aujourd’hui l’utilisation systématique de ces produits est remise en question, avec la prise de conscience croissante des risques qu’ils peuvent générer pour l’environnement et  pour la santé de l’homme.