Le Comité des Fêtes a organisé la Fête du cochon comme chaque année. La Lozère est un pays où la préparation de la charcuterie est une tradition depuis la nuit des temps, comme beaucoup de pays de montagne. Faire sécher la viande, préalablement salée,  était le seul moyen de la conserver et de pouvoir consommer des protéines animales si nécessaires  en hiver. Alors cela est resté dans nos terroirs comme symbole de fête, de rassemblement familial et amical. Tout le monde se retrouve ensemble pour partager, collaborer, rire, plaisanter mais ne vous y trompez pas, préparer la charcuterie est un énorme travail qui dure de l’aube au crépuscule sans relâche ! Alors une vingtaine du comité des Fêtes était là samedi 6 février pour régaler les convives du lendemain ! Merci à eux et à l’année prochaine !

La pratique de la charcuterie remonte à des temps forts anciens, où le salage, le fumage… étaient les seuls moyens disponibles pour conserver efficacement de la viande sans glace ni source de froid type réfrigérateur. Ce sont les Romains qui mirent en pratique une certaine façon d’accommoder les viandes et, plus précisément, celle de porc. Cette viande, il est vrai, se prête bien au salage et au fumage. En France, la profession de charcutier a eu du mal à s’imposer. Ce n’est qu’au xve siècle que les charcutiers obtinrent le droit d’être les seuls à vendre de la viande de porc crue, cuite ou apprêtée. Ils durent attendre le xvie siècle pour avoir l’autorisation de tuer eux-mêmes les porcs. Jusqu’alors, ils achetaient cette viande aux bouchers. Le terme apparu vers le xvie siècle dérive de « chair cuite ». C’est en 1475 à Paris, que la corporation des charcutiers « chair cuitiers » devint autonome et distincte de celle des bouchers qui conservaient le privilège de vendre des chairs fraîches.

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