Depuis 2004, l’aedes albopictus dit « moustique-tigre » s’implante progressivement en métropole et il est maintenant présent dans 42 départements. Il avait déjà été détecté en Lozère mais sa présence est considérée comme implantée dans 2 communes : le Collet de Dèze et Saint-Etienne Vallée Française, depuis 2017.

Durant l’été 2017, la Lozère a été en zone de surveillance sur le développement du moustique-tigre suite à des signalements réalisés par la population et confirmés par le corps médical. Aussi, ont été installés sur la zone Sud de la Lozère (Florac, le Collet de Dèze et St Étienne-Vallée Française) une dizaine de pièges à moustique-tigre avec un suivi régulier, tous les 15 jours environ, réalisé par l’opérateur désigné par l’État, à savoir l’ElD Méditerranée.

Les derniers relevés de ces pièges ont eu lieu fin octobre et mi-novembre et les résultats se sont avérés positifs. Par conséquent, la Lozère est donc passée au niveau 1 du plan. Elle est dorénavant classée à risque vis-à-vis du moustique-tigre et est concernée par le plan de lutte contre cette espèce. Pour détailler le plan de surveillance renforcé qui vient d’être mis en place, la préfète Christine WILS-MOREL et Robert AIGOIN, élu délégué à l’agriculture au Conseil départemental de la Lozère et Conseiller départemental du Collet de Dèze animaient une conférence de presse commune sur le sujet ce mercredi 13 juin, en présence de l’ARS Occitanie.

Les autorités sanitaires suivent avec attention l’extension de l’implantation du moustique-tigre. L’ensemble de la population peut participer à la surveillance de cette espèce afin de mieux connaître sa répartition. Il s’agit d’une action citoyenne permettant ainsi de compléter les actions mises en place. Si vous pensez avoir observé un moustique-tigre près de chez vous, vous pouvez le signaler sur la plateforme  http://www.signalement-moustique.fr/

RISQUE SANITAIRE

Le moustique tigre est capable de transmettre à l’homme différents virus dont ceux de la dengue et du chikungunya. Bien que ces maladies sévissent principalement en zones tropicales, la survenue de cas autochtones (contractés sans voyage) en France métropolitaine représente un risque bien réel.

Les bons gestes pour éviter la prolifération :

Aedes albopictus est adapté à l’environnement humain et se développe préférentiellement dans des environnements péri-urbains, ainsi que dans des zones urbaines très denses. Les gîtes larvaires originels d’Ae.albopictus étant de petits gîtes formés par des plantes retenant de l’eau (souche de bambou, broméliacées ou trous d’arbres), celui-ci a colonisé toutes sortes de récipients et réservoirs artificiels ainsi que d’éléments du bâti disponibles en milieu urbain (vases, pots, fûts, bidons, bondes, rigoles, avaloirs pluviaux, gouttières, terrasses sur plots…). Voici quelques conseils pour éviter la prolifération de cette espèce :

  • Coupelles sous les pots de fleurs, vases : videz-les régulièrement (au moins une fois par semaine) ou supprimez-lez
  • Seaux, matériel de jardin, récipients divers : videz-les puis retournez-les, ou mettez-les à l’abri de la pluie.
  • Bidons de récupération d’eau : recouvrez-les à l’aide d’un filet moustiquaire ou de tissu, en vous assurant que les moustiques ne pourront pas accéder à l’eau.
  • Bassin d’agrément : introduisez des poissons, qui mangeront les larves.