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Cérémonie du souvenir du 16 août 1944

Commémoration du 16 aout 2026 à Chanac   route du Pont Vieux  en présence de nombreuses personnes. 
Rappel des faits : souvenons-nous, ils se sont battus et ont perdu la VIE au nom de la Liberté qu'ils défendaient.
Le 16 août 1944 est une journée noire dans l’histoire de Chanac. Le village a connu des atrocités et a frôlé le carnage. Il a subi une chasse à l’homme, des pillages, des violences, des massacres de jeunes gens. Tout le jour, les Chanacois se sont attendus au pire.
Les civils ont été épargnés mais douze jeunes maquisards ont perdu la vie.
Après le débarquement en Normandie le 6 juin 1944 les nazis intensifient les persécutions contre les populations. En Lozère, le village de La Rivière en Cévennes est pillé et brûlé le 6 juin. Paulhac en Margeride et ses hameaux sont incendiés le 12 juin en rétorsion aux combats du Mont Mouchet. Ailleurs en France on se souvient du massacre d’Oradour sur Glane le 10 juin 1944 et de celui de Maillé en Indre-et-Loire le 25 août 1944. Et il y en a bien d’autres.
Pour tenter de prévenir ces atrocités, les Résistants évitent les combats dans les villages, leurs actions militaires se concentrent sur les sabotages et les embuscades sur les routes. C’est ce qu’illustrent les événements du pont de la Mothe à Banassac le 8 août, au Bruel le 10 août et à Barjac le 15 août 1944.
Tout au long du 16 août 1944, l’armée allemande occupe le village et terrorise les Chanacois pour accomplir cinq objectifs.
Terroriser les habitants.
Traquer des résistants installés pour la nuit dans le village.
Arrêter et massacrer les rescapés de Barjac.
Attaquer des combattants qui arrivent à bord d’une automobile.
Exécuter les prisonniers.
 
 

Le 15 août, vers onze heures du soir, un camion du maquis s’arrête sur la place de la bascule. Les maquisards n’ont aucune idée ce qui s’est passé à Barjac. Ils viennent se reposer et s’approvisionner dans le village. Ils s'installent tranquillement pour la nuit sans monter la garde.
Hélas, le lendemain matin vers 9h, l’armée allemande qui traque les rescapés de Barjac arrive dans Chanac et se livre à une chasse sans merci contre les résistants. Ces jeunes hommes se cachent comme ils peuvent dans les maisons, les granges, les fours à pain, le séminaire, les jardins. Bon nombre d’entre eux aidés par des Chanacois s'échappent.
Joan Ribot a dormi chez ses parents. Il est fait prisonnier ainsi que trois autres combattants : Jean-Louis Azagier, René Garrel et Roger Palluel, qui, comme lui, ont participé à la tentative de sabotage de Barjac. Ils sont tous les 4 emmenés à Mende, torturés et exécutés le lendemain au Meylet.
Les soldats Allemands repèrent de nouvelles cibles. 7 jeunes hommes en tout vont tomber tués à bout portant sans pitié route du Pont Vieux.
Un témoin décrit le « spectacle atroce de  jeunes corps  fusillés à bout portant"
Liste avec les âges
Robert Bringer - 21 ans
Jean Cloup  - 17 ans
Paul Hervier- 27 ans
André Laplassotte - 18 ans
Modesto Requero - 34 ans
André Poyet - 34 ans
Jean Schaefer - 19 ans
Edward Woztowic- 18 ans
Ne les oublions pas.